One hour, forty-five marks, six groups of questions. Everything you read is in French and the short answers in Question 5 must be written in French too. No dictionary.
Roughly ten minutes per group leaves you five at the end. Questions inside a group follow the order of the text, so if you are hunting for question 9 near the top of the passage, you are hunting in the wrong place.
Never leave a box empty. An unanswered multiple choice is a guaranteed nought; a guess between two options is a coin toss. On a matching question where each letter is used once, the letters you have already used narrow the last ones down for you.
Dans le vrai examen ce sont des dessins. Ici ils sont décrits en mots — le travail est le même : repérer le mot français qui décide.
| A | Un quai de gare : un train vient d’arriver et des gens montent avec leurs sacs. |
| B | Un garçon debout avec une guitare électrique, un micro devant lui, deux autres musiciens derrière. |
| C | Une fille dans une cuisine, devant l’évier, en train de laver une pile d’assiettes. |
| D | Un vélo sur un petit chemin de terre, entre des champs et des arbres. |
| E | Une plage en plein soleil, un parasol jaune et deux transats. |
| F | Deux skieurs sur une piste, en haut d’une montagne couverte de neige. |
| G | Un bus scolaire jaune arrêté devant la grille d’un collège. |
| H | Un ordinateur portable ouvert sur un bureau, à côté d’un cahier et d’un stylo. |
| A | On ne peut pas marcher sur l’herbe. |
| B | Il faut payer à une autre caisse. |
| C | Ce passage doit rester libre en cas d’urgence. |
| D | Il faut composter son billet avant de monter dans le train. |
| E | Il faut avoir acheté un billet pour aller plus loin. |
| F | Ce magasin est ouvert le lundi quand c’est une fête nationale. |
| G | Ce magasin ferme tous les jours fériés. |
| H | Il est interdit de fumer dans ce jardin. |
| A — Théo | Le samedi, je travaille dans la boulangerie de mon oncle. Je commence à cinq heures du matin, ce qui est vraiment dur, mais je gagne assez pour payer mes cours de guitare. Comme le patron est de la famille, l’ambiance est détendue. |
| B — Salomé | Je garde les deux enfants de ma voisine trois soirs par semaine. Ce n’est pas très bien payé, mais je peux faire mes devoirs une fois qu’ils dorment. Plus tard, je voudrais être infirmière, alors m’occuper des autres me plaît. |
| C — Idriss | Je distribue le journal local avant les cours. Je suis dehors même quand il pleut et j’ai souvent froid, mais je mets tout mon argent de côté pour un voyage au Canada l’été prochain. |
| D — Anaïs | Je travaille le dimanche dans un magasin de vêtements en ville. Les clients sont parfois impolis et je reste debout pendant sept heures, mais j’ai une réduction de trente pour cent, donc je m’habille sans me ruiner. |
Au collège Jean-Moulin, à Nantes, les élèves de troisième ont lancé un projet appelé « Zéro Déchet ». Tout a commencé quand une élève, Lina, a compté les bouteilles en plastique jetées à la cantine en une seule journée : trois cent quarante. Choquée, elle en a parlé à son professeur de sciences, monsieur Berger.
Depuis septembre, chaque élève reçoit une gourde en métal à son arrivée au collège. Le distributeur de boissons a été remplacé par trois fontaines à eau. Résultat : en six mois, l’établissement a réduit ses déchets plastiques de quatre-vingts pour cent.
Le projet ne s’arrête pas là. Les élèves cultivent maintenant des légumes dans le jardin derrière le gymnase, et la cantine les utilise le vendredi. « Le plus difficile n’était pas de convaincre les élèves, explique monsieur Berger, mais de trouver l’argent pour les fontaines. » La mairie a finalement payé la moitié.
L’an prochain, le collège espère installer des panneaux solaires sur le toit. Lina, elle, a déjà été invitée à présenter le projet dans deux autres établissements de la région.
Les accents ne sont pas exigés ici pour valider la réponse, et l’orthographe est tolérée tant que le mot reste reconnaissable. Ce qui n’est jamais toléré, c’est l’anglais. Les chiffres, eux, doivent être exacts (340 n’est pas 34), et une négation ajoutée (ne… pas, jamais, aucun) rend la réponse fausse : elle dit le contraire du texte.
Quand mes parents m’ont annoncé que je passerais une année scolaire au Québec, j’ai souri poliment et je suis monté dans ma chambre. Je n’avais rien demandé.
À l’aéroport de Montréal, au mois d’août, il faisait vingt-huit degrés. Tout le monde m’avait promis la neige, et j’ai commencé à me demander si on ne m’avait pas vendu autre chose que ce qui était écrit sur la brochure.
Ma famille d’accueil habitait à Trois-Rivières, entre Montréal et Québec. Chez les Tremblay, il y avait trois enfants et deux chiens, et personne ne fermait jamais la porte de sa chambre. Chez moi, en Bretagne, le silence à table est normal ; là-bas, on parlait tous en même temps. Pendant trois semaines, je n’ai presque rien compris — non pas parce que c’était une autre langue, mais parce que c’était la mienne, prononcée autrement. Le pire, c’étaient les expressions : quand Émile m’a dit qu’il allait « magasiner », j’ai cru qu’il partait travailler dans un magasin. Il allait simplement faire les courses.
Au lycée, les cours finissaient à quinze heures et le sport commençait juste après. J’ai joué au hockey sur glace pour la première fois de ma vie, très mal, devant une équipe qui patinait depuis l’âge de quatre ans. Personne ne s’est moqué de moi. C’est la chose qui m’a le plus surpris, et c’est aussi celle dont je parle le plus depuis mon retour.
En janvier, il a fait moins trente. J’ai enfin eu ma neige, et je n’en voulais déjà plus.
Je suis rentré en juin. Mes amis m’ont demandé si le Québec avait changé ma vie. La vraie réponse est moins spectaculaire : ce n’est pas moi qui ai changé, c’est ce que je remarque. Je vois maintenant que ma famille est silencieuse. Avant, je pensais simplement que les familles étaient comme ça.